Expérience de Régénération

Je veux vous raconter ma récente expérience immunitaire, que j’ai aimé vivre et suivre en respect des principes de la naturopathie.

Je viens d’arriver en Thailande. En ces temps de suspicion de prolifération du virus chinois, le masque est de mise. Nous le portions tout au long du vol long courrier ainsi que dans le métro qui relie l’aéroport au centre de Bangkok, espaces confinés obligent.

La sortie du métro fût une libération : enfin pouvais-je respirer un air (que je croyais) plein d’oxygène, et non l’air riche en CO2 et insuffisamment renouvelé de l’intérieur de mon masque. Ça, c’était avant d’expérimenter la qualité de l’air de la mégalopole asiatique…

Libéré du masque (après tout, les cas de Corona virus sont concentrés en Chine..), mes muqueuses respiratoires accueillent pleinement la pollution des échappements thaïlandais, auxquels se mêlent odeurs de fritures dans la rue, poissons qui sèchent au soleil et autres denses foyers microbiens.

Le verdict est sans appel. La climatisation du vol ayant déjà asséché et fragilisé mon terrain respiratoire, celui-ci s’est fait le lit d’un (ou plusieurs) virus / microbes, gentiment enveloppés dans une couverture de pollution. Au top : toux, encombrements ORL, maux de tête, fièvre (relative, nous y reviendrons) associés à une fatigue en partie liée au décalage horaire (particulièrement ressenti pour ma part dans ce sens Ouest – Est / 6h de décalage).

Avant tout, je tiens à spécifier que mes symptômes n’étaient pas d’une intensité trop forte, ce pourquoi je n’ai pas souscris à la panique qui terrorise l’Asie au moment où j’écris ce post. Mais je suis tout de même resté attentif à l’évolution de mes ressentis corporels. Mon corps demandait manifestement du repos, peu d’alimentation, beaucoup d’hydratation, et du mouvement de faible intensité.

Nous nous sommes donc mis tant bien que mal en quête de découvrir Bangkok et ses environs. Lorsque l’on est à l’écoute, les besoins physiologiques parlent d’eux mêmes. Le matin je n’ai pas très faim.. je m’en tiens à des fruits qui m’amèneront des vitamines et antioxydants (notamment le jus de fruits rouges sans sucres ajoutés) nécessaires au bon fonctionnement de la réponse immunitaire, tout en ne requérant que peu d’énergie pour leur digestion.

En fin de matinée, lorsque je suis fatigué, je m’arrête. Le corps sait. Après tout, n’est-il pas le temple de cette machinerie immunitaire oeuvrant entre la santé et la maladie ? Le négliger serait l’affaiblir dans cette lutte. Le repos est un ingrédient essentiel de la guérison.

En mentionnant le « mouvement », je faisais référence à des balades au rythme lent à la rencontre des rues de Bangkok, ses rites, ses habitants et leurs habitudes.
Le mouvement permet en outre de faire circuler les fluides (sang, lymphe, plasma) dans tout l’organisme, ce qui facilite d’une part le transport de nos cellules immunitaires sur le / les fronts de guerre, et d’autres part celui des déchets métaboliques de cette « lutte intérieure pour la santé » en direction des organes « émonctoires » (ou « d’évacuation »).

En ce sens, les massages sont des techniques très intéressantes. Et ça tombe bien, parce-qu’en Thaïlande, c’est monnaie courante. Massage des pieds + jambes, massage intégral à l’huile, etc. Le pétrissage des différents muscles participe à un certain « essorage » de ces derniers, afin d’envoyer ces résidus métaboliques dans le pipeline direction la sortie.

Un point clé ici : réhydratation ++. Masser c’est bien, mais sans eau : ça colle aux tuyaux ! Une hydratation abondante est indispensable pour assurer l’alimentation puis le nettoyage des tissus en général.


Autres techniques que j’ai utilisé :

– « Neti » ou le nettoyage des voies nasales avec de l’eau salée projetée abondamment dans une narine, puis qui ressort par l’autre. Très efficace pour nettoyer en profondeur en l’occurence ici les résidus de pollutions capturés par mes fosses nasales.

– Huile essentielle de citron par voie orale avant de dormir, pour accompagner le travail de détoxication du foie, à l’oeuvre notamment pendant la nuit (et il a eu du travail !). La prise d’HE de citron a notamment fait écho chez moi à une jolie transpiration nocturne, signe d’évacuation par les pores de la peau.

– Soutien aromathérapie : lorsque je voyage dans des pays où la gastronomie invite régulièrement des pathogènes inconnus de mes microbiotes, je me prépare une solution consistant en un mélange d’huiles essentielles particulièrement anti-bactériennes, anti-virales et anti-parasitaires (je peux vous donner la recette au besoin). Par voie orale également.

– Beaucoup d’amour et de soutien de mon environnement 🌸

– Personnellement, dans les moments où le mal de tête, la pression dans la zone ORL et les symptômes de fièvre m’empêchent de trouver le repos, je n’hésite pas à prendre du paracétamol. En conscience bien sur, mais refuser inconditionellement l’allopathie ne fait pas partie de ma démarche.


Au fur et à mesure de cette prise en charge de moi-même, je sens un allègement des symptômes (qui ne disparaissent pas tout de suite : il faut être patient et ne pas se penser surpuissant : c’est le corps qui est l’arbitre de ce qu’il se passe !). Je continue à faire la part belle aux légumes, au riz complet (pour l’approvisionnement en minéraux), aux fruits ( »  » en vitamines), un peu de poisson et toujours beaucoup d’eau et de repos. J’évite au maximum les fritures qui sont plutôt encrassantes et pro-inflammatoires.

Lorsque je ne me sens pas en adéquation avec mes compagnons de voyages, c’est ok. Je me (re)pose, puis on se retrouve plus tard. Savoir dire « non » pour dire « oui » à son corps est essentiel, et surtout dans ces moments de régénération.


À l’heure où je vous écris, je ne tousse plus et je viens de faire ma 1ère nuit complète (3ème du voyage) sans sueur excessive. Mes urines du matin sont plutôt foncées (ça sort !) et l’état d’esprit lui bien plus éclairci ! Je compte bien maintenir cette hygiène de vie tout au long du voyage, sans m’empêcher de croiser quelques cocktails sur le bord de la plage, pour une expérience qui je veux pleine de vie et de plaisir 🌴☀️


Je terminerai avec un point essentiel. Ce post n’a pas vocation à promouvoir le « se soigner soi-même » et à se croire tout-puissant vis-à-vis de sa santé. J’insiste sur le fait que j’ai réalisé cette expérience en conscience de l’intensité de mes symptômes. Il ne fait AUCUN DOUTE que si la fièvre et autres symptômes augmentaient sévèrement je n’aurais pas hésité à consulter un médecin dans les plus brefs délais. La naturopathie n’a pas vocation à se substituer à l’allopathie. Elle est une invitation à restaurer les conditions de la santé, combler les carences et réduire les excès pour retrouver les équilibres de la santé. Mais lorsque l’envahisseur se montre plus insistant, il est essentiel de savoir réagir en conscience et avoir un avis médical.


Sur ce, je file profiter de la plage ☀️ avec ma crème solaire minérale à indice 50 ! (Prochain post à venir sur cette thématique 😉).

🙏





Ce qu’il faut retenir :
– être a l’écoute du corps
– lui fournir ce qu’il réclame
– être patient
– avoir confiance, et rester lucide (consulter un médecin si besoin ou doute)