Vivre les fêtes sans prendre trop de poids

« Jingle bells, Jingle bells ….  » et oui ça arrive ! Et quoi que l’on décide de faire ce jour là, a priori on devrait quand même tous passer à table (sauf pour les jeûneurs de l’extrême !).

Ce post de fin d’année vise à vous partager mes petits conseils pour vivre la fête avec joie et célébration, sans risquer de faire valser tous vos efforts nutrition-santé entrepris au cours des dernières semaines. Je parlerai dans ce post essentiellement des conditions d’une bonne digestion/assimilation,  qui sont des amies proches de l’équilibre du poids. Je n’entrerai pas dans le détails des aliments à privilégier ou à exclure, d’une part parce-qu’en naturopathie on aime se faire plaisir, et d’autre part parce-que c’est Noël !

  • « Mange sans conscience n’est que ruine du foie » !

Cette citation à peine paraphrasée de Rabelais -rappelons qu’il l’écrit quand même dans Pantagruel pour inviter Gargantua à un peu d’exercice physique et viser « un esprit sain dans un corps sain »- nous invite à repenser notre façon de manger. La magie de Noël est sans doute propice à exprimer de la gratitude pour le contenu de son assiette, sa provenance, son/sa cuisinier/ère, et les âmes qui partagent ce moment avec nous. La présence à soi et l’écoute active du corps vous permettront de savourer, mais également de mastiquer convenablement et enfin de sentir l’arrêt de la sensation de faim. Ce moment est central dans la satisfaction des besoins du corps, car dès qu’on le dépasse, on commence à faire des réserves et donc à prendre du poids. Ne mangez pas plus que ce votre corps vous l’indique. Ecoutez-le : il a raison.

Dans cette veine d’inviter la conscience autour de la table, écartez-en autant que possible toute forme de stress. Lui aussi a un impact négatif sur la digestion. Entourez-vous des personnes que vous aimez, et évitez les conventions qui décentrent l’âme. C’est du respect de soi.

  • Anticiper le repas de Noël avec les repas précédents

L’idée est ici de ne pas saturer le système digestif le soir du 24 Décembre. Cependant, je ne vous recommande pas non plus de jeûner totalement les jours précédents, étant donné qu’un bon jeûne se prépare, se vit et se rompt dans les règles de l’art, et de non du lard. Un repas de réveillon tel qu’on le connait est une sortie de jeûne trop violente.

Invitez simplement un apaisement des quantités à l’approche des fêtes, en augmentant la part des légumes crus et cuits au détriments des aliments gras et sucrés. Votre foie vivra un temps mort salvateur lorsqu’il s’agira de repartir au front de la nuit des cadeaux…

  • Privilégiez une portion majoritaire de légumes dans votre cuisine ou dans votre assiette

Pour plusieurs raisons. Tout d’abord ce sont pour la plupart (notamment les verdures) les aliments les plus faciles à digérer, et qui n’entrent en compétition avec aucune autre famille d’aliments dans le processus de digestion. Ensuite, parce-que les fibres contenus dans les légumes vont « retarder » l’assimilation du reste, notamment des glucides et des lipides. Ce qui abaisse la sensation de lourdeur en sortant de table.

  • Évitez les principales incompatibilités alimentaires

Que sont, en naturopathie :

  1. Amidon + Aliment acide : feu les pizzas et les pâtes à la sauce tomate à Noël. De manière générale, cette combinaison élève l’acidité gastrique à laquelle bon nombre d’estomacs sont sensibles.
  2. Sucre simple associé à une autre famille d’aliments : une façon de dire de ne pas inviter les fruits en dessert. Comme je l’indiquais dans un autre post dédié aux fruits, ces derniers requièrent un temps court de digestion et n’apprécient pas d’être mélangés à d’autres qui retarderont leur cheminement. Gare aux gaz !
  • Chassez les sucres !

Non non et non, la figure du père Noël ne se limite pas à l’effigie d’une célèbre boisson de couleur marron remplie d’acide phosphorique qui agresse la muqueuse de votre estomac. Considérez qu’il y aura suffisamment de glucides répartis dans les différents plats (patates, amidons, céréales, légumineuses, sauces, etc.) ce n’est pas la peine de rajouter quoi que ce soit d’ostensiblement sucré dans vos plats, ni dans les boissons (je pense notamment aux enfants…). L’excès de sucre est en lien direct avec son stockage dans notre tissu adipeux (en gros, le gras). J’en profite pour parler de l’alcool, auquel je n’ai pas réservé de sous-titre particulier au risque que vous ne me lisiez pas jusqu’ici… Bon et bien l’alcool… a sans doute des vertus d’ivresse sociale, mais pas physiologique. A nouveau, ce n’est pas lors du repas de Noël que nous concentrerons nos efforts de zéro-alcool (sauf si on prend le volant !), mais il est tout de même très intéressant d’inviter à nouveau la dégustation consciente du vin ou de champagne, pour là aussi savoir s’arrêter lorsque le corps (cerveau inclus), n’en a plus « besoin ».

Quant à la bûche. … Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il est mignon ce petit cerf miniature au milieu des billes de chocolat ! Préférez les bûches non glacées, le froid en fin de repas pompant encore davantage d’énergie au corps pour réchauffer le bol alimentaire, lequel doit être à température pour digestion.

  • 25 à midi plutôt que 24 au soir

Enfin je vous invite à célébrer -si possible- l’ambiance pléthorique de Noël le 25 Décembre à midi que le 24 au soir. En effet, il est physiologiquement plus intéressant de vivre « un déjeuner de roi » qu’un dîner gargantuesque. Le soir, le corps prépare l’être aux processus de détoxication et de nettoyage qui ont lieu pendant la nuit. Toute surcharge entraînera des perturbations dans ces processus indispensables de régénération.

* * *

Très belles fêtes de fin d’années à toutes et tous, je vous souhaite beaucoup d’amour et de liens autour de ces tables. Ce post vaut également pour le réveillon du 31 décembre 😉

 

A bientôt !

Mika-ailes